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Un éventail monstrueux, publicitaire, théâtral et calendrier
A Frankenstein calendar ad fan
(click here for an abstract of this page in English !)

  Monstre détail

Rappel : la reproduction de tout ou partie des textes ou photos de ce site, à quelque usage et sous quelque forme que ce soit, est interdite sans notre accord.

On sait le lien entre les éventails et le théâtre. Les amateurs d'éventails connaissent les travaux de Nathalie Rizzoni (le dernier paru dans Vieilles Maisons Françaises de mars 2013) et de Georgina Letourmy à ce sujet (voir notamment la série d'articles sur les écrans à main écrits avec Daniel Crépin en 2012/2013 dans l'excellente revue Le Vieux Papier). Sans prétérition, nous nous permettrons de citer nos propres recherches : « Fashion and Theatre in 1825: a "Jocko-Mazurier" Fan », FCI Bulletin, n° 93, 2011, p 42-49, ou « L’éventail, moyen de propagation des œuvres littéraires ou théâtrales », dans F. Boulerie (éd.), La Médiatisation du littéraire dans l'Europe des XVIIe et XVIIIe siècle, Tübingen, Narr Verlag, "Biblio 17", 2013 (p. 277-292). 

On sait aussi que l'éventail s'est souvent fait publicitaire au XXe siècle, et nous en montrons quelques exemples sur ce site avec un éventail de Domergue pour les Galeries Lafayette, des éventails vantant les cigarettes de feu la SEITA, les « Vents du Nord » voire avec « Duvelleroy à Dublin ».

Toutefois, comme l'indiquait Jacques Lebon (« Les Eventails Publicitaires », in Revue du Cercle de l'Eventail n° 1, 1993, p. 11),  « Durant la seconde moitié du XIXe  siècle, époque où l'éventail fleurissait, il faut remarquer que peu d'éventails publicitaires ont été recensés avant 1890 ». Grazia Gobbi Sica dans Il Ventaglio Pubblicitario (Cantini, Florence, 1991) ne débute d'ailleurs son étude qu'en 1890. Hélène Alexander, dans l'exposition Advertising - advertising Fans (The Fan Museum, 1999) ne montrait aucun éventail vraiment publicitaire d'avant 1890, sauf un pour The Grafton Fur Company, daté de 1883  (n° 128 du catalogue, germano-britannique). Elle écrivait dans le livret de présentation (p.4) : « ...it was not until the mid Victorian era that fans were used for this purpose. At this time advertising fans were not, generally speaking, the "give-away" which they would later become. Their message was indirect and diffuse ».  De même Irmgard et Nicola König, dans le catalogue Wedeln & Werben de l'exposition tenue à Mayence en 1999/2000 -qui ne couvrait que la période 1880/1940- ne montraient aucun éventail vraiment publicitaire antérieur à 1886, et écrivaient (p. 7) : «...se répand à la fin du XIXe siècle une nouvelle sorte d'éventails, faits de papier bon marché et de simples brins de bois, imprimés grâce à des techniques modernes de reproduction, issus eux-même du progrès technique : les éventails publicitaires ». Quant à Jacques Lebon (Ibid. p. 3),  il précisait que « Le premier éventail que l'on peut considérer comme publicitaire est conservé au Musée Carnavalet sous le numéro d'inventaire 642. Il est daté du 8 août 1847 ». C'est un éventail qui présente d'un côté des « annonces du commerce » et de l'autre une vignette collée donnant l'intitulé des pièces de théâtre jouées le jour de la diffusion de l'objet.


Un éventail ordinaire

Celui que nous présentons ici n'est pas aussi ancien : il n'en est pas moins vénérable puisqu'il date du début de l'été 1861. L'objet, très ordinaire, présente une feuille double en papier grossièrement imprimé en noir et blanc (eau forte ou médiocre lithographie ?). Il mesure 24,2 cm dont 16 pour la feuille. La monture, en bois ordinaire teinté, compte 14 brins. Cet éventail a manifestement été monté à la va-vite, car les plis sont irréguliers et « frisent » à l'approche de la gorge. Il a de plus subi l'outrage des ans, mais d'une manière finalement plus modérée qu'on aurait pu le craindre pour un objet aussi médiocre qui a traversé plus de cinq générations.     
 
Serge Davoudian a attiré notre attention sur  la présence d'un éventail identique dans la collection que Lady Charlotte Schreiber donna au Victoria & Albert Museum à Londres. Voici la description donnée par Lionel Cust (Catalogue of the collection of fans and fan leaves presented to the trustees of the British Museum by the Lady Charlotte Schreiber,  London, Longmans and others, 1893,  p. 35) :
163. L'Ambigu-Comique.  Programme fan of a performance of " Le Monstre et Le Magicien " at the Ambigu-Comique theatre at Paris, with one scene and details of the performance; on the reverse an almanac of the months, July to December, 1861, and an advertisement of a fashionable milliner's shop, " Aux Bains Turcs."
Lithographs, printed in green aud blue respectively, and mounted on plain wooden sticks.
Nous n'avons pu en trouver trace sur le site internet du V&A.                                                                                        

Monstre et magicien, face

La face principale porte dans sa partie supérieure un titre central : « Le Monstre et le Magicien »,  explicité par la mention au bas de la feuille des mots « Ambigu Comique ». Entre ces deux titres, une gravure montre une scène romantique et dramatique à souhait : dans un bureau, un personnage verdâtre vêtu à l'antique tient d'un bras un enfant inanimé, et de l'autre semble écarter les supplications d'un homme qui genou à terre tend les bras vers lui.

Tout autour des textes nous donnent de nombreuses informations sur le nom des auteurs (M. Ferdinand Dugué, MM Merle et Antony Béraud) ou des artistes, notamment « Mr François Ravel, Rôle du Monstre » et « M. Castellano, rôle de Zametti le Magicien ». On apprend aussi, ce qui montre bien le caractère éphémère de l'objet, que « La petite Eugénie débutera par le rôle d'Antonio ». Les décors (« Onze grands Décors nouveaux »), nous dit la feuille, sont de MM Chéret et Chanet et les costumes (« Costumes entièrement neufs ») de M. Alfred Albert. Il est précisé qu'à 9 heures il y aura « le Ballet », et à 10 heures « l'Incendie de Ferna ». Nous imaginons que pour celui-ci serviront les « Machines de M. Panelle ».


Aux Bains Turcs, magasin à prix fixe

Le revers est également très intéressant. Il donne sur les côtés et dans la partie supérieure de la feuille un calendrier pour le deuxième semestre de 1861 (avec, bien sûr, au 15 août la Saint Napoléon...). Au centre et en bas figure une « réclame » pour « Aux Bains Turcs, Maison spéciale de Blanc », 186 et 188 rue du Temple à Paris, « près le Bould » (près le Boulevard du même nom, dans le quartier des théâtres populaires). Il est intéressant de reproduire en totalité le texte de l'annonce. Celle-ci précise les produits vendus : « Dentelles, trousseaux, layettes, rideaux brodés, linges confectionnés, toiles, services de table, mouchoirs ». C'est en lettres capitales qu'est annoncée la « CORBEILLE DE MARIAGE » ; on rappelle qu'il s'agit d'une « maison fondée en 1823 » et qu'elle est à « Prix Fixe », ce qui est encore rare, mais qui devient une nécessité devant le développement des « Grands Magasins ». En effet le Bon Marché a été créé en 1852, le Bazar de l'Hôtel de Ville en 1856, le Printemps naîtra en 1865 et la Samaritaine en 1869. En 1858 (selon une facture mise en vente sur le site Delcampe), l'adresse n'était que le 188 et la direction assurée par M. Chineau, cependant que le « prix fixe » était, précisait-on « marqué en chiffres ». La maison subsistera longtemps, car on trouve son adresse sur des dépliants de l'Exposition Universelle de 1900, et de nombreuses cartes commerciales attestent de sa présence (mais au n° 168 de la rue, sous la direction de M. A Schulle, et avec cinq autres adresses en ville).


Aux Bains Turcs

Au bas de la feuille un texte vise à mettre les clients en confiance : « Cette maison toute spécialement recommandée aux acheteurs qui trouveront dans les nombreux et complets assortiments qu'elle peut leur offrir non seulement une qualité, une fabrication et une confection supérieures mais encore une grande loyauté dans les affaires et un prix de vente raisonnablement établi ». Manifestement les phrases courtes et les formules choc ne faisaient pas encore partie de l'arsenal publicitaire !

La gravure, grossièrement décorée à la gouache, montre une femme assise et une autre debout dans un salon, entourées de produits vendus par les « Bains Turcs ». Elles portent les amples robes à la mode. La femme debout serait-elle en robe de mariée ? Je laisse les spécialistes de la mode en décider. 

Aux Bains Turcs, détail


Rabiet Ainé, éventailliste, prédécesseur de J. Ganné

Tout en bas figure le nom de l'imprimeur : « Lith Rabiet Aîné, St M(? manque sur la feuille)  Popincourt 78 »

Il s'agit très certainement d'Eugène Rabiet Aîné. Une « Brève » du Cercle de l'Eventail du 8 juillet 2009 nous rappelle que l’éventailliste J. Ganné, « bien connu pour ses productions d’éventails de publicité et de cotillon » avait succédé « à Rabiet (maison fondée en 1856)  et conserv[é] l’adresse du 63 Boulevard Ménilmontant ». Les auteurs (Michèle Verdier et Serge Davoudian) ajoutent que   « Rabiet est imprimeur lithographe et on connaît de lui au moins un éventail pour l’Exposition Universelle de 1878 ».  Ce même éventail fut vendu chez Christie's à Londres (au prix qui semble désormais exorbitant de 552 £ (918 $ de l'époque). La notice précise bien que l'imprimeur n'est pas Rabiet, mais Hermet. Le British Museum en possède aussi un exemplaire, et deux autres, tous issus de la célèbre collection de Lady Charlotte Schreiber : un pour « Les Omnibus-Gondoles à vapeur de la Seine », également au 63 Bd de Ménilmontant (Inv. 1891,0713.223)  et un autre, montrant des représentations de Cirque et marqué : « HIPPODROME DE PARIS/ L'ÉVENTAIL NE PEUT ÊTRE VENDU PLUS DE 30 cent.es" (Inv. 1891,0713.285).

Irmgard et Nicola König (op. cit.), mentionnent Ganné mais non Rabiet.  C'est aussi ce que fait Magdeleine Ducamp (La Folie des Eventails, Flammarion, Paris, 2001) qui indique (p. 175) « Ce sont sans conteste les grands magasins qui ont été les plus productifs en matière d'éventails publicitaires ». La maison des « Bains Turcs » serait donc un précurseur ! Sans doute subsiste-t-il d'autres éventails de ce fabricant : mais leur caractère ordinaire a du les faire délaisser souvent, et disparaître au fil des temps, car on n'en trouve guère. C'est dire que celui que nous présentons aujourd'hui est le premier de son espèce que nous voyons en plus de trente ans. Nous remercions donc tous les lecteurs qui pourraient nous faire part (si possible avec photos !) de l'existence d'autres éventails de Rabiet Aîné.

Mais revenons au monstre qui justifie à la fois le titre de cet éventail et celui de cet article.


L'Ambigu Comique, théâtre du Boulevard du Crime

D'abord, un mot de l'Ambigu Comique. Ce théâtre avait été fondé en 1769 sur le boulevard du Temple par Nicolas-Médard Audinot, comédien renvoyé de la Comédie Italienne, auteur et d'abord montreur de marionnettes. Mais le bâtiment brûla en 1827 et fut reconstruit au 2, Bd Saint Martin. Ce fut l'un des sites favoris du « Boulevard du Crime ». Les parisiens s'y pressaient pour rire et pleurer aux mélodrames et vaudevilles qu'on y donnait. Au XXe siècle, il devint cinéma, redevint théâtre mais disparut en 1966 -non sans protestations- pour faire place à des bureaux.

A l'époque qui nous intéresse, il était florissant. Bernard Vassor (site « autourdupèretanguy ») précise : « Il y avait des représentations tous les soirs, on représentait des drames, mélodrames, fééries et vaudevilles. Nombre de places : 1900. Les prix d'entrée, en 1850, variaient de cinquante centimes pour la quatrième galerie, à six francs pour l'avant-scène du rez-de-chaussée, et les premières loges à salon de face ».


Le Monstre et le Magicien et son origine

De quel spectacle s'agit-il ?  C'est une reprise. Une feuille de province (L'Entr-Acte Lyonnais, 30 juin 1861) peut écrire que l'Ambigu annonce « les premières représentations d'un drame fossile, le Monstre et le Magicien, galvanisé pour quelque temps par Castellano et un mime américain, M. François Ravel ». Un autre critique écrivait (Revue Anecdotique des excentricités contemporaines, premier semestre 1861, Paris, p 280) : « Enfin, à l'Ambigu, le Monstre et le Magicien. Le Monstre est sans contredit M. Antony Béraud ou ce pauvre Merle (un nom qui vous donnait envie de siffler) ; le Magicien, ça doit être M. Ferdinand Dugué, qui vient de remettre l'ancienne machine en mouvement ».

En effet, ce qui se joue en cette fin juin 1861 est tout sauf une nouveauté. L'œuvre a été reprise par Ferdinand Dugué (1816-1913), auteur dramatique à succès, très prolifique de 1854 à 1875. Mais il s'agit d'un « mélodrame-féérie en trois actes, à grand spectacle » de Jean-Toussaint Merle et Antony Béraud, représenté pour la première fois au théâtre de la porte Saint Martin le 10 juin 1826, avec entre autres la participation de la célèbre actrice Marie Dorval. Cette pièce avait fait sensation, comme le montrent certaines relations du temps, et comme on le comprend en voyant les images publiées alors, qui ne sont pas sans rapport avec celle représentée sur notre éventail.

Mais il faut remonter encore plus le temps pour trouver l'origine de cette pièce. En effet Merle et Béraud ne font qu'adapter Charles Nodier (1780-1844), académicien en 1833, acteur essentiel du mouvement romantique, poète, auteur de récits de voyages et de contes ou de mélodrames fantastiques mais aussi passionné d'histoire naturelle, d'entomologie et de politique. Bien que l'exacte participation de Nodier à la pièce semble mal élucidée, elle paraît ne pas faire de doute. Une traduction en anglais en 1954, mise en lien avec le Quasimodo de Victor Hugo (Frankenstein Meets the Hunchback of Notre-Dame, Black Coat Press, United States, 1954) témoigne de la pérennité de l'œuvre, pour une raison que la présentation de cette édition permet de comprendre : « A rare 1826 French play by master fantasist Charles Nodier revisits the legend of Frankenstein, recasting the legendary scientist as a sorcerer and his Monster as a mute killer from Hell » (Une rare pièce française de 1826 par le maître fantaisiste Charles Nodier revisite la légende de Frankenstein, faisant du légendaire scientifique un sorcier et de son monstre un tueur muet venu de l'enfer).

Ce que montre notre éventail, sous la forme de ce monstre vert, ce n'est en fait rien d'autre que l'immortelle créature de Frankenstein, imaginée par Marie Shelley en 1818 !

Monstre et Magicien, détail

Les spectateurs français du temps n'en savaient pas grand chose. Mais ils étaient sensibles à l'horreur grandiloquente du sujet. Le critique Ernest Gebauer écrivait dans  Le Monde Dramatique du jeudi 27 juin 1861 (p.2) :
...on m'assure que la pièce primitive, toute intéressante qu'elle fût, n'offrait pas l'heureux mélange d'horreur et de gaieté qu'elle offre aujourd'hui.
L'idée première de ce monstre ne manque pas d'une certaine portée. Le seigneur Zametti a usé la moitié de sa vie à étudier les mystères de la magie. Il croit enfin avoir atteint le but de ses recherches et pouvoir s'égaler à Dieu même, en créant un être qui réunira la beauté physique et la beauté morale. Confiant dans ses forces et dans son génie, il se met à l'œuvre, et voilà que de ses mains sort un être étrange, horrible, infâme, un monstre.
(...) Nombre de scènes intéressantes découlent de cette donnée, et les situations principales de l'ouvrage ont permis à l'administration de l'Ambigu de faire brosser par les meilleurs artistes en ce genre des toiles dont les plus grands théâtres seraient jaloux.
La rentrée de M. Castellano l'un des artistes les plus aimés au boulevard, s'est effectuée dans le rôle de Zametti, qu'il joue avec élégance et passion.

Aussi ce fut un succès. N'en donnons qu'un exemple, en citant la Revue Parisienne de juillet 1861 (p. 4).
Promettre et tenir sont deux, dit-on, mais avec la direction de l'Ambigu ce n'est qu'un, le Monstre et le Magicien, le grand drame fantastique, l'immense succès du jour, est là pour le prouver. M. François Ravel (le Monstre) fera certainement courir tout Paris, et M. Castellano (le Magicien) aura sa bonne part dans cette grande vogue, justifiée par la munificence des décorations et les splendeurs de la mise en scène;

Source et utilisation des images

D'où vient notre image ? On notera que la gravure n'est pas signée.  Elle est fort proche des illustrations qui avaient accompagné la sortie de la pièce de 1826 (Source Gallica.bnf.fr). Le monstre n'a guère changé. Il est vrai que le XXe siècle apportera lui aussi son lot de monstres verdâtres...

MOnstre et Magicien 1826 1    Monstre et Magicien 2


Dans l'article évoqué plus haut, Jacques Lebon écrivait : « les illustrations de ces éventails sont rarement les mêmes que celles utilisées sur les affiches » . Ici, c'est pourtant le cas. On s'en convaincra aisément en regardant l'affiche du 22 juin 1861 qui accompagnait la sortie de la pièce (Site Gallica). Ce n'est toutefois pas une reproduction mécanique de la même image : regardez par exemple la position des livres dans la bibliothèque, ou les portes... Mais cela reste la même illustration. On peut même imaginer, au vu d'une photographie (Source : Parisienne de Photographie) prise vers 1870 qu'elle était aussi reproduite en grand sur un panneau encadré placé en évidence sur la façade de l'Ambigu Comique. Si bien que nous sommes fondé à penser que l'éventail que nous présentons ici n'était qu'un des éléments de toute une ligne de supports publicitaires. Il est vrai qu'à l'époque il n'y avait ni le métro ni la télévision !

Affiche       Théâtre de l'Ambigu Comique

Nous pourrions assurément poursuivre cet exposé. Mais ce serait sortir de notre sujet. Avec ce simple éventail,  publicitaire au moins en partie, il nous semble que nous apportons à nouveau la preuve que cet objet modeste est presque toujours un témoin remarquable de son époque et des modes qui la traversent. Ici, il reflète à la fois le temps qui passe du calendrier, les modes et les pratiques commerciales, les engouements éphémères de la scène théâtrale mais aussi la permanence des mythes fondateurs. Qui de nous ne craint pas que la science du XXIe siècle, avec ses manipulations génétiques, ne soit un nouveau magicien créant de nouveaux monstres ?

Pierre-Henri Biger (Doctorant, UEB Rennes 2, EA 1279)


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