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Rudiments

Vous allez ici faire connaissance, amateur novice, avec les formes et le vocabulaire de l'éventail, revoir vos leçons, "fanatique" plus confirmé, vous promener dans cette galerie et y chercher nos erreurs, ami(e) expert ! Mais d'abord, nous vous proposons une promenade au milieu de détails d'éventails divers, qui vous feront entrevoir la variété du sujet. N'oubliez pas, après cette exploration des "pavés de la place de l'Eventail", de revenir à ces rudiments ! Le Rijskmuseum d'Amsterdam nous a aussi permis de constituer un dossier d'oeuvres d'art montrant des éventails : vous pouvez aller y jeter un coup d'oeil : Dossier du Rijskmuseum

 Qu'est-ce qu'un éventail ?

Question logique, à laquelle ce site tente de répondre, sans jamais y parvenir vraiment. A ce stade, contentons nous de reprendre ce qu'écrivait Francis de Miomandre dans le numéro de Noël de Fémina 1918 :

Il y a dans les dictionnaires, entre autres extravagances, une phrase véritablement inouïe. C'est la définition de l'éventail. Si l'on en croyait ces graves bouquins, l'éventail serait "un instrument à l'aide duquel on agite de l'air pour se rafraîchir".
Il faut être rédacteur d'encyclopédie pour soutenir sérieusement de pareilles idées, c'est à dire n'avoir jamais rien vu, et n'être jamais sorti de la société des autres dictionnaires, les vieux, dont on recopie à l'infini les âneries et les truismes. L'éventail non seulement n'est pas un instrument, mais il n'est même pas un objet. C'est un être vivant, animé, léger, une sorte d'esprit familier au service des femmes, leur compagnon ailé, leur confident, leur ami. C'est...
[..] Hélas, disons simplement : "C'était..." Car (...) l'éventail est devenu un objet de vitrine, une pièce de musée...

Ajoutons tout de même que, grâce notamment aux divers créateurs (que nous citons en page Liens, musées, etc ) les femmes ont repris goût, depuis plusieurs années, à l'éventail. Comment ne pas s'en réjouir : cet objet est souvent élégant, parfois artistique ...et toujours écologique !

au hasard

Ci-dessus un détail d'éventail que nous renouvelons à l'occasion  sans rime ni raison, pour le plaisir des yeux !  ©   C & PH B - Ne pas copier !

Attention : il est interdit de reproduire photos ou partie du texte dans notre autorisation


Eventail "naturel"

I
Il ne fait pas de doute que l'homme a d'abord utilisé pour se rafraîchir, pour chasser les insectes, pour activer le feu ou s' en protéger des moyens qu' il trouvait dans la nature. Par son ingéniosité, il a ensuite décoré, transformé, copié ces objets. Voici un éventail indonésien formé d' un os (omoplate) de bovin et gravé d' un dieu .
 

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 Eventail rigide

 
Après avoir utilisé ce que la nature lui offrait sous une forme brute, après avoir détourné des objets existants (palmes, os...), il a créé des objets permettant de s'éventer, rigides, et de formes diverses, que l'on appelle écran, ou parfois drapeau quand l'objet affecte cette forme. Ici, un autre exemple de l'artisanat indonésien
 
 

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 Eventail de plumes

Tout naturellement, l'homme (ou la femme) se sont inspirés du battement d'aile des oiseaux pour créer les objets dont le mouvement devait leur apporter la fraîcheur : à différentes époques, on trouve donc des éventails en plumes, rigides ou pliants. Le plus ancien connu est sans doute celui trouvé dans le tombeau de Tout-Ank-Amon, dont le modèle a perduré à travers les siècles : il n'était pas bien différent de celui reproduit il y a quelques décennies sur cette image publicitaire.

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Eventail palmettes

Pourquoi ne pas penser que la vue des plumes, et des éventails les utilisant, a donné l'idée à un ingénieux créateur d'en imiter la forme ? Réalisé dans divers divers matériaux , ce type d'éventail est connu à de nombreuses époques. Ici, un éventail publicitaire en papier, à la fois "palmettes" et "découpé", pour le Pavillon Royal, Bois de Boulogne à Paris.
 

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Eventail brisé "brisé" fan

En partant des palmes, ou des plumes, reliées ensemble par leur pointe, l'évolution logique vers un éventail formé de diverses plaquettes de matériau solide est facile à imaginer. Ce type d'éventail se trouve, lui aussi, à diverses époques et en divers lieux. Celui représenté ci-contre est en ivoire, il date du début du XVIIIème siècle, est sans doute français, et a hélas subi quelque peu les outrages du temps.
 

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Eventail plié Folding fan

L'éventail plié est la forme la plus répandue de l'éventail. Bien que certains éventails brisés figurent parmi les plus beaux (et les plus coûteux), l'éventail plié représente, par sa complexité d'exécution, la diversité de ses matériaux et des métiers mis en oeuvre, la grande variété de ses tailles, présentations, modes de fabrication, l'éventail typique, tel que se le représentent spontanément la plupart des gens, tant en Occident qu'en Extrême Orient.. Celui-ci, réalisé en France au début du siècle, représente Sarah Bernhardt dans "l'Aiglon" (d'Edmond Rostand)

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Eventail "mis au rectangle" (ou à l'ovale !)

ovale

Malheur des temps, fonte ordonnée des métaux précieux composant la monture, accident malencontreux ou volonté de conservation, voire stratagème d'artisans non autorisés à vendre de vrais tableaux, il est arrivé souvent que l'éventail asiatique ou XVIIème siècle notamment perde sa monture et soit transformé en tableau. On dit alors généralement qu'il est mis "au rectangle", comme sur un exemple "cochon" que nous montrons par ailleurs... mais il est parfois "à l'ovale", comme celui  montré ci-contre. Il en existe même un de ce type ornant la Préfecture de la Haute-Vienne, dans le centre de la France !

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Les parties de l'éventail

 

 

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Les matières de l'éventail


L'éventail fait appel, dans sa fabrication, à une infinité de matériaux divers, qu'il est parfois difficile de reconnaître. On se contentera de citer ici les principaux.

pour la monture :

  • ivoire
  • os
  • nacre
  • écaille
  • corne
  • bois
  • métal, précieux ou non, plein ou filigrané
  • ivoire reconstitué
  • matériaux ci-dessus, imités par des matériaux synthétiques (parfois très bien)
 Nous reprenons ICI, concernant le bois, (grâce à Helen Akitt) un intéressant article du bulletin du Fan Circle International (été 2008) 
  • pour la feuille :

  • peau plus ou moins fine, du cuir (certains éventails autrichiens notamment) jusqu'à la très fine cabretille italienne
  • le papier, dans ses diverses qualités (extrême pour certains éventails japonais, très médiocre pour certains éventails imprimés)
  • le tissu, en particulier la soie (hélas fragile et rendue cassante par les traitements subis)
  • la dentelle : voir, pour quelques exemples intéressants, sur un site consacré à cette matière, des éventails de M.C.D.
  • ici aussi, possibilité de combinaison de divers matériaux et d'applications diverses de paillettes, clinquant, paille, plumes, etc.

La feuille peut-être simple ou double (on parle alors parfois de "contrefeuille"). Les deux feuilles ne sont pas nécessairement de la même matière. Si la feuille est simple, on dit souvent qu'elle est montée "à l'anglaise" . Cette expression vient du fait que les anglais (et les néerlandais) utilisaient souvent au début du XVIIIème siècle des peaux moins fines que les peaux utilisées en France et en Italie. Cette épaisseur rendait difficile l'ajout d'une contefeuille.

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Ci dessus, panache en ivoire avec dorures à la feuille, sur un fond de nacre burgau.


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L'éventail cocarde

 

L'éventail des origines, le "flabellum" (voir l'aperçu historique), avait la forme d'une cocarde. Une variante en a été imaginée au 20ème siècle, avec les "écrans-soleil" ou éventails "froufrou" à allure de lampions, comme cet exemplaire réalisé pour le Saumur Veuve Amiot.
D'autres éventails cocarde, à la feuille imprimée, étaient, sans que l'on sache bien pourquoi, appelés "Vents du Nord" dans le catalogue de Chambrellent, le plus important éventailliste publicitaire de l'entre-deux-guerres.
 
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Combien coûte un éventail ?

Nous refusons par principe de donner à nos visiteurs des estimations. Nous ne sommes pas experts, et, par ailleurs, étant évventuels acheteurs nous serions dans une position fausse.

Contentons nous donc de dire que certains éventails peuvent valoir des dizaines de milliers d'Euros. La raison en est souvent une signature de peintre reconnu comme Renoir, sans parler des feuilles de Gauguin. Cela peut tenir à  la nature des matériaux  et à la qualité de la mise en oeuvre, comme pour les montures dûes à Fabergé. Cela peut venir de l'engouement pour certaines cultures redécouvertes; comme pour certains écrans océaniens.

Mais il faut aussi savoir qu'aux yeux du collectionneur, bien des éventails proposés par des brocanteurs à plusieurs dizaines d'Euros... ne valent rien !

Nous donnons ici les résultats d'un appel d'offre lancé par la Communauté d'Agglomération de Rouen (Normandie, France)


Acquisition de 70 000 éventails publicitaires 

date : 27/02/2008 

attributaire : BIRDY COMMUNICATION 13 016 

prix : 34 720,00 € HT
    
Soit environ 0,5 € l'un, et soyons assurés que le fabricant qui n'a perçu qu'une part de ce prix, y a pourtant trouvé son compte.

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Une bonne présentation a été faite par Georgina-Letourmy Bordier, docteur en Histoire de l'Art et expert en éventails,
pour l'Institut Français de la Mode en mars 2016.


"Une histoire de l'éventail"

On peut l'entendre (et voir des illustrations)  ici :



 

Fan : the Encyclopaedia Brittanica article

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